Vendredi 22 septembre 2006

La Nuit du Destin est toutes les nuits chez moi.

J'ai trouvé ça outrageusement ironique.
Les échos de la prière d'Al-Maghrib dans toute la maison tandis que Jack Ass In
The Will Of God
d'EyeHateGod explosait mes tympans.


            The Will Of God, hein. 

J'ai souri au seigneur tout puissant.
Je ne me reconnais plus, je n'atteins plus la transe, même les plus sauvages de mes échappées lettrées me paraissent fades.
Absentes.

J'ai besoin de haine pour survivre à mes envies. Pour poursuivre la vie - et la dépasser, si bien.
J'ai besoin de vie. en moi. m'aider. à aimer survivre. lutter contre la facilité. le manque. je voudrais. que ces mots. durent encore. comme l'orgasme infini. que je m'offre.
parfois.
Les paradis artificiels ont un goût de bonbon acidulé en mon esprit, de ceux qui piquent un peu la gorge histoire de se faire sentir. Ils n'ont plus rien d'oniriques. A quoi bon le synthétique quand c'est la pure transe réelle qui retourne véritablement les tréfonds de l'être. La plus pure, la si rare, la capricieuse, celle qui s'échappe quand je voudrais juste lui dire de revenir auprès de moi, salope. Je hais quand tu me quittes sans prévenir.
Je hais quand tu te barres sans mot dire.
J'ai l'âme en peine quand je suis sans toi mes soubresauts de jouisseuse folie tordant le ventre orages dans le bas-ventre tu m'humidifies en silence. Et je sais que quand je t'appelle, tu reviens si bien ma belle, commencer à caresser le clavier pour sentir revenir l'énergie de la dévastation, de l'infini, de la libération.

: Et alors, seulement :

je sens que je m'emporte, dans l'au-delà du divin, mes jours de jeûne contre une minute dans un corps-à-corps avec toi, transe, mon royaume pour ton oubli, mes tripes comme papier brouillon de tes rêves, si tu le souhaites. Je m'abandonne parce que tu m'abandonnes mieux que quiconque, le dernier qui a essayé en a tiré des cris, la prochaine qui essayera aura ma tête entre ses cuisses.

Je hais les déclarations d'amour, et je ne suis qu'une putride romantique quand je te parle ainsi, et je ne le sais que trop bien, mais je veux de le violence de la violence de la violence pour me sentir vivre brutalité, juste, continue de m'écorcher s'il-te-plaît.

ENCORE.


Par Fire grrrl - Publié dans : whoreatory
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