Think Belgium. Think creativity, redefining pop borderlines. Think surprises. Think about the heat in your mind and the heat invading your skin. Think again. Remember your yesterday evening.
« Vous avez de drôles de plages ici, à Paris. Chez nous, on appelle ça un parking. »
Tom Barman (en forme)
Tout a commencé comme la plus étrange des soirées estivales, ça sentait encore l'orage à plein nez, et la pluie avait grandement rendu service à l'atmosphère. Le pied à peine posé sur le quai, et j'ai le droit à la fin du set de Saule et les Pleureurs, pour une reprise de Banana Split accompagnés par Lio. Oui, ce soir était plein de promesses.
En retard, mais finalement peu de temps pour que Zita Swoon soit en place. Stef Kamil Carlens s'avance. Grande forme. Large sourire collé aux lèvres de bout en bout. Terrible fusion entre tous les membres. Grande fête pleine d'envies, de basse qui groove comme jamais, de choristes chorégraphiées. Ils ont un invité sur les deux derniers titres. Tiens donc. Un invité. Cigarette au bec, chemise orange grande ouverte un homme s'avance, presque intimidé. Est-ce lui ? « Christophe Miossec » C'est bien lui. Elle est donc loin l'image qui me reste collée en tête du Miossec n&b et fatigué de Baiser. Le regard se fait plus éclairci, le sourire vraiment heureux, mais la voix - c'est la même. Elle n'a pas changé. Posture repliée sur le devant de la scène, recroquevillé, presque enfantin, tenant le micro du bout des doigts, entreprenant de démontrer que « la mélancolie est communiste, c'est gratuit pour tous » Plantage sur un couplet, se confondant en excuses auprès de ses amis musiciens, ça en devenait presque attendrissant. Et il se barre, sans mot dire, tandis que les mélopées finissent, tandis que la grande fête s'achève. Tandis que l'expérience. Pardon l'Expérience Zita Swoon live aura fait chavirer des têtes.
La chaleur se démultiplie avec les gens qui de plus en plus nous entourent. Il paraît qu'ils ont rempli l'Olympia en septembre dernier. Il paraît qu'elle s'était sentie seule au milieu des vagues cette fois-là. Il paraît que leurs six années d'absence nous ont paru cruelles, il paraît qu'ils sont allés prospecter ailleurs. Il paraît que le chanteur est souvent le frontman du groupe, il paraît que Tom Barman a une présence en diable (et) sur scène. Il paraît qu'elle a versé des larmes la première fois qu'elle a entendu Instant Street en live, il paraît que The Ideal Crash l'a bercée et que In A Bar, Under The Sea l'a inspirée. Il paraît qu'elle a attendu pendant une heure en ne maudissant personne, seulement l'appréhension et l'excitation de la petite fille devant un paquet plein prêt à être déballé. Il paraît qu'il y a eu cinq hommes qui lui ont retourné le corps, le coeur et l'esprit sous une nuit parisienne. Il paraît que l'air était électrique sur Theme From Turnpike.Il paraît que ça faisait des années qu'on n'avait pas entendu Suds & Soda avec un plateau pareil, il paraît que revoir Stef avec dEUS, c'était un moment assez magique. Il paraît que Pocket Revolution a été une orgie de feux électriques, de volontés enflammées, il paraît qu'elle a été belle, il paraît qu'elle lui a fait tourner la tête, comme jamais. Il paraît que ça s'est vraiment passé.