Lundi 3 juillet 2006

Oh whore - horror.
Ethyliques soupirs // alcohol free.
myself + herself = the so-called couple

Tu n'es pas ce que tu prétends être. Tu n'es pas ce que tu fais semblant d'être. Tu n'es pas ce que tu joues à être. Tu n'es pas.
Elle, est.
L'ombre te suit depuis un long moment déjà.
Elle sans je(u).
Hells Angel. Hell Seven.
Il s'est cassé sans mot dire, ton jeu. Te suffiras-tu à toi-même ? Elle ne t'écoutera pas. Elle te sussure qu'elle est, elle et. Ouvre les yeux. Sur l'inceste siamois. Ton esprit, ça fait longtemps qu'il est violé, un trou béant à force de coups de perversions, un monstre dans le vagin des idées.

Je baisse les yeux sur ma peau.
Mon bras encharné. En pointillés irréguliers
                                                       = L'IRREGULARITE ME COLLE A LA PEAU
Elle se regarde. Elle me regarde. Mes jambes s'écartent. Elle préfère l'esprit ouvert. La pénétration demande moins de travail. Elle me protège. J'aimerais bien la crever, je lui ai dit dans les yeux en face du miroir ce matin, mais elle me fait jouir. Tellement jouir. A gorge déployée silencieusement.

Elles sont je // elles songent.
A force de tu_es le je, elle s'en oublie elle-même. Elles-mêmes ? Elle est la même en apparence.

Mon histoire avec le paraître est
compliquée, j'y ai si bien entremêlé les
remplaçants du nom que lorsque je me regarde,
c'est mon reflet qui se voit en moi.

A part rance, la vitrine est si fine que lorsque je la brise d'un coup de plume bien placé, les éclats s'envolent et se reproduisent à l'infini.
        Les éclats s'envolent
et se collent sur un mur
entre
elle                                               et                                                 moi
. elleetmoi .
. ellestmoi .
. elle est moi .


Quand on a deux elles, pourtant, on vole vers les cieux. J'ai deux elles, je m'envole en moi-même, l'aventure à chaque recoin d'esprit de perdition envisagée calculée au mouvement près, battement de cils pour une réalité altérée. Altérée, disent-ils. Autofiction, disent-ils. Je hais ce mot, nous haïssons ce mot et ses pléthores d'étiquettes à n'en plus finir et à en gerber sur ton lino blanc payé grâce à une miraculeuse prostitution des mots qui ne demandaient rien d'autre que d'être posés et non pas exploités et moi je les mâche si je veux, d'ailleurs nous sommes une dizaine à le faire, je ne suis pas seule, mais ça, la littérature elle-même ne pourra en rendre compte, nous les mâchons consciencieusement parce que c'est ainsi qu'ils se sentent bien travaillés, explosés aux quatre coins de mes feuilles quadrillées d'écolière qui se rebelle. Après le point, je n'irai plus jamais à la ligne.


Par Fire grrrl - Publié dans : whoreatory
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