Expériences de vie grâce à la foudre lui rendre exploser l'indicible sans nom ni parole pour mieux vivre. Vivre mieux est-ce mourir ? Est-ce que tu crois qu'on y arrivera un jour à ouvrir ce coeur de merde pour qu'il saigne se dessèche et revive enfin dans une existence digne de ce nom existe - ex iste - sorti de ce, sorti du neutre - exister rendre le vivant à l'appartenance rendre l'appartenance vivante crois-tu vraiment que la vie ne tient qu'à un fil et si seulement les fils étaient multiples on pourrait les tresser sans fin jusqu'à ce que feu d'artifice s'ensuive sans suive Et si seulement tu me laissais respirer on n'en serait pas là et tu ne prendrais pas ce putain d'air de chienne battue que je hais tant je ne sais plus contre qui je lutte j'ai perdu la liste de mes meilleurs ennemis j'ai perdu mes cibles de destruction, je tire à tout va. Souvent contre toi. Et moi. Soeurs d'éblouissement existentiel. On a parfois tellement rien à voir toi et moi que je me demande ce que tu fais là. Quand est-ce que tu crèves, dis-moi quand est-ce que tu crèves que j'aille assister à ton incinération les bras chargés de roses rouges pour te prouver à quel point je t'aime my sweet little cunt et à quel point je mouille de te voir brûler dans les flammes du réel.
Par Fire grrrl
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| liberty side || liberticide |
Je m'écris comme j'écrirais les barrières de l'invisible sans nom. Elles sont là, leur existence n'est pas visuelle et pourtant pas virtuelle. J'ai envie de briser l'inconsidéré et celles qui ne me considèrent pas. A quand la libération du siècle, à quand le soupir de soulagement, à quand la respiration sans l'asphyxie.
Quand les mots pressent l'intérieur, je les étale, insignifiants, et les remplis sans trève, tonneaux des Danaïdes d'une ère apeurée. Ils sont volubiles, étranglent l'énergie et vident, encore, toujours...
encore.
la page blanche n'est pas la liberté,
la page écrite c'est l'oppression filigranée
Mes mots sont des enfants sans lendemain.
Des outils, des orphelins.
Je les abandonne à qui les voudra bien.
Je les libère
(liberorum ex matre libero)
parce que ce sera à jamais le seul souffle de vie qu'ils connaîtront. A peine posés et déjà ils souffrent la fixation et l'enfermement.
Je me refuse parfois à leur offrir cette carnation de papier. Ils méritent mieux, ils méritent l'immatériel et le plongeon éternel dans les vagues de l'esprit.
Et quand je fais silence, c'est que j'écris mieux que jamais, la plume sans corps est libre de son air décharné, quand le regard contraignant n'est pas.
J'exige l'utopie. Des mots qui hurlent sans mauvaise conscience ni apparat. Des mots qui vivent pour eux-mêmes et par eux-mêmes, sourd et aveugles à l'Autre, semi-Dieu régnant ici bas, mais sans mutisme ni fausse pudeur. Où la nudité remplacerait le costume de grand-guignol.
They call it stream of consciousness. Automatic writing.
(ici, elle soupire)
Si la libre écriture savait céder aussi facilement ses courbes de vie, le monde aurait déjà demandé grâce depuis longtemps, empêtré qu'il est dans des valeurs qui ne sont plus que cendres aux cieux pour l'esprit.
Par Fire grrrl
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Impotentia.
Impuissance monstre d'infamie, puissance monstre affamé, ne te montre pas ou montre-toi trop.
Gyrophares du chemin path(os) qui clignotent de mille mille mille mille mille mille mille et cent feux dans le vrombissement du moteur lacrymal explose ou ne te fais pas connaître crève mais n'appelle pas à l'aide
Quand le souffle sera retombé quand le désir sera craché respiration tendue tension respiration tendue tension laissez-moi vourir dans la vie envers et contre tout elle n'a pas le moindre sens si la faucheuse n'est pas de la partie alors on déclare forfait tout est perdu on relance les cartes on rejette les dés.axés.brisés.
La vie est un jeu, play till you die, sauf qu'ici on ne triche pas pour sauver son voisin il s'achève lui-même
SAME FUCKIN PLAYER SHOOT (HIMSELF) AGAIN
Par Fire grrrl
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extrait d'une critique de
l'Amante Anglaise, de Marguerite Duras
Par Fire grrrl
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Ramenez-moi au poids de mes négatifs (-) quinze ans, la légereté sous couvert de l'écaille protectrice, ramenez-moi aux nuages de coton, à dévorer jusqu'à n'en plus finir. Laissez-moi les cieux grands ouverts, et la fumée de ma cigarette se consumant à la bouche de dieu.
Désincarnez-moi.
| ex carne | in carne |
Plus (+) vingt automnes. Sentir la chair qui se pétrifie sous le poids de la main qui écarte les cuisses et de la queue qui perpètre la petite mort.
Réincarne-moi. en.
g é m i s s e m e n t .
Je n'ai pas envie que tes lèvres se perdent sur les miennes, je n'ai pas envie de tes bras autour de ma taille, la tendresse, c'est mal. LA TENDRESSE,C'EST MAL. Ne pose pas tes lèvres sur les miennes, je n'embrasse pas. Ta langue entrera en moi à travers celles qui me font jouir, pas celles qui parlent le mutisme.
Regarde-moi. Les yeux fermés. Vois comme c'est mieux. Quand tu vois. Avec tes mains. Je le sang.
Coule entre mes cuisses, ta fougue n'est rien, je ris de m'en foutre chaud plein la bouche, coule entre mes cuisses.
S'il l'avait baisé(e) plus fort, il aurait joui plus tôt.
Ramenez-moi à ma balance vestale, je veux me rendre boulimique à l'ambroisie et lapper sans fin le nectar de Vénus. Redescendez-moi sur le mont, je veux voler de plumes et de fanfreluches, j'offre ma chair à qui la veut bien, j'offre mes biens à qui prend ma chair, à qui aime la bonne chair. En péché ou en église.
Déifiez-moi.
desecrateyourgod.prayforyourbeing.desecrateyourgod.prayforyourbeing.desecrateyourgod.
prayforyourbeing.desecrateyourgod.prayforyourbeing.desecrateyourgod.prayforyourbeing.
Par Fire grrrl
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