Vendredi 30 juin 2006

Expériences de vie grâce à la foudre lui rendre exploser l'indicible sans nom ni parole pour mieux vivre. Vivre mieux est-ce mourir ? Est-ce que tu crois qu'on y arrivera un jour à ouvrir ce coeur de merde pour qu'il saigne se dessèche et revive enfin dans une existence digne de ce nom       existe - ex iste - sorti de ce, sorti du neutre - exister rendre le vivant à l'appartenance rendre l'appartenance vivante crois-tu vraiment que la vie ne tient qu'à un fil et si seulement les fils étaient multiples on pourrait les tresser sans fin jusqu'à ce que feu d'artifice s'ensuive sans suive Et si seulement tu me laissais respirer on n'en serait pas là et tu ne prendrais pas ce putain d'air de chienne battue que je hais tant je ne sais plus contre qui je lutte j'ai perdu la liste de mes meilleurs ennemis j'ai perdu mes cibles de destruction, je tire à tout va. Souvent contre toi. Et moi. Soeurs d'éblouissement existentiel. On a parfois tellement rien à voir toi et moi que je me demande ce que tu fais là. Quand est-ce que tu crèves, dis-moi quand est-ce que tu crèves que j'aille assister à ton incinération les bras chargés de roses rouges pour te prouver à quel point je t'aime my sweet little cunt et à quel point je mouille de te voir brûler dans les flammes du réel.
Par Fire grrrl - Publié dans : whoreatory
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Mardi 27 juin 2006

Photobucket kills children
autonervous = jesse evans + bettina koster


11am.
Semi-concert privé, attente impatiente pour les initiés à la transe extatique de Jessie et Bettina [see: The Vanishing, Le Glaz'Art, 11.02.05].
Stop.
Lights OUT :

hello hello hello hello hello lovers. Intro pailletée, brillante, présageant les feux dorés qui nous exploseront au corps et au visage un peu plus tard.
Le laptop pulse, pulse, pulse.
Les saxos sont déconnectés, finalement si absents, ce sont les organes féminins qui grondent à leur place.
Une Bettina purement impressionnante sur Why Shiver (should I should I sould I sould I should I should I shiver), voix rauque+sourire en coin.
This electro free no wave, dearest. Don't dance, just move in move in move in move in move in
Pendant que les furies s'engorgent de VIE devant nos yeux, nous tendant la main pour mieux nous aider à nous libérer.
Lâcher de vinyls. Lâcher de t-shirts. Lâcher d'affiches. Lâcher de paillettes.
La fête est finie, elle a été si brève.

Where are you now my friends ? We need to feel you, feel, you...
Par Fire grrrl - Publié dans : leaving the night / living the nights
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Jeudi 22 juin 2006





Photobucket is evil




. The girl who sold (herself) .

Par Fire grrrl - Publié dans : whoreatory
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Jeudi 25 mai 2006

| liberty side || liberticide |


Je m'écris comme j'écrirais les barrières de l'invisible sans nom. Elles sont là, leur existence n'est pas visuelle et pourtant pas virtuelle. J'ai envie de briser l'inconsidéré et celles qui ne me considèrent pas. A quand la libération du siècle, à quand le soupir de soulagement, à quand la respiration sans l'asphyxie.
Quand les mots pressent l'intérieur, je les étale, insignifiants, et les remplis sans trève, tonneaux des Danaïdes d'une ère apeurée. Ils sont volubiles, étranglent l'énergie et vident, encore, toujours...
encore.

la page blanche n'est pas la liberté,
la page écrite c'est l'oppression filigranée

Mes mots sont des enfants sans lendemain.
Des outils, des orphelins.
Je les abandonne à qui les voudra bien.
Je les libère
(liberorum ex matre libero)
 parce que ce sera à jamais le seul souffle de vie qu'ils connaîtront. A peine posés et déjà ils souffrent la fixation et l'enfermement.
Je me refuse parfois à leur offrir cette carnation de papier. Ils méritent mieux, ils méritent l'immatériel et le plongeon éternel dans les vagues de l'esprit.
Et quand je fais silence, c'est que j'écris mieux que jamais, la plume sans corps est libre de son air décharné, quand le regard contraignant n'est pas.

J'exige l'utopie. Des mots qui hurlent sans mauvaise conscience ni apparat. Des mots qui vivent pour eux-mêmes et par eux-mêmes, sourd et aveugles à l'Autre, semi-Dieu régnant ici bas, mais sans mutisme ni fausse pudeur. Où la nudité remplacerait le costume de grand-guignol.
They call it stream of consciousness. Automatic writing.
(ici, elle soupire)
Si la libre écriture savait céder aussi facilement ses courbes de vie, le monde aurait déjà demandé grâce depuis longtemps, empêtré qu'il est dans des valeurs qui ne sont plus que cendres aux cieux pour l'esprit.

Par Fire grrrl - Publié dans : whoreatory
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Dimanche 7 mai 2006

Impotentia.

Impuissance monstre d'infamie, puissance monstre affamé, ne te montre pas ou montre-toi trop.
Gyrophares du chemin path(os) qui clignotent de mille mille mille mille mille mille mille et cent feux dans le vrombissement du moteur lacrymal explose ou ne te fais pas connaître crève mais n'appelle pas à l'aide
Quand le souffle sera retombé quand le désir sera craché respiration tendue tension respiration tendue tension laissez-moi vourir dans la vie envers et contre tout elle n'a pas le moindre sens si la faucheuse n'est pas de la partie alors on déclare forfait tout est perdu on relance les cartes on rejette les dés.axés.brisés.
La vie est un jeu, play till you die, sauf qu'ici on ne triche pas pour sauver son voisin il s'achève lui-même

SAME FUCKIN PLAYER SHOOT (HIMSELF) AGAIN

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Mardi 2 mai 2006


extrait d'une critique de l'Amante Anglaise, de Marguerite Duras
Par Fire grrrl - Publié dans : whoreatory
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Dimanche 30 avril 2006

LOVE ME FOR WHAT
YOU SEE
NOT


J'imagine que le coeur est caché, que le coeur est ailleurs,
            
                ICI.
                         LÀ.
LÀ.
ICI.

Aimez-moi pour ce que vous ne voyez pas.
Je sublime l'aveuglement orienté du sensible.
         Fermer les yeux pour mieux ouvrir sa voix, celle de Dolorès l'âme qui hurle.


*Ils disette. Qu'elle imagine la vie comme elle n'est pas, parce qu'elle est comme il(s) la voi(en)t. Elle a le coeur gelé de chaleur, et le corps en feu...de glace. Ce n'est pas comme ils la voudraient. Elle n'a pas la peau lisse, mais rocailleuse, le corps parle, le soma traduit l'enveloppe,
Aimez-la pour ce qu'ils ne voient pas.


. R U P T U R E .


Briser les lignes en millions d'infinis pointillés luttant les uns avec les autres, l'individualité est une force solidaire.
(Briser le coeur, briser l'âme solidifie l'esprit)
Je voudrais vous dire ma schizophrénie des mots, ceux qui disent le mal qui fait du bien, Ceux qui me fouettent et me baisent sans retenue.
Ne voyez-vous pas ?
Ne voyez-vous pas ?
Que je est détruit depuis des décades sophistes, qu'il est écartelé jusqu'au déchirement
le plus douloureux.
Le plus vivant.
Je n'est plus ne veut pas dire je ne suis plus, mais je sommes différents. Je vit les chemins de traverse sans limites, les épines au dos, les aiguilles à l'intérieur du corps rendu friable. Je a arrêté d'être un monologue, il est devenu un dialogue à plusieurs voix illimitées, celles qui se doivent d'être écoutées si la liberté de la conscience se veut d'être découverte. La pluralité dans l'unicité, la métamorphose au sein-même du cocon.
Suis-je ambigue ? Suis-je mon reflet ? Suis-je celle que je vois de l'intérieur ?
Je suis vraie, à chaque instant, mais les facettes défilent sans que je ne puisse rien y faire. Je ne fais que me déployer dans toute l'étendue de mon entiereté.

DONNE-MOI-L'EN-VIE
RENDS-MOI-VIVANTE...JE,ACCOUCHE-MOI

*Ils pensent qu'elle est perdue dans sa tête. Diagnostic du trouble. Antimageurs recomposeurs déstructeurs de l'âme. Dis bonjour à ton nouvel ami. Ils pensent que son esprit est pourri, investi par des vers déments, il faut lui rendre sa tête, elle l'a coupée et l'a envoyée valser au large. Retrouvez-la. Pauvre, pauvre, pauvre, d'elle. PAUVRE D'ELLE. Elle se conduit à la marge, elle se conduit à la mort, c'est mal. Ils parlent entre eux. Eux. Milices du génocide des rêves vivants.


       Assassin numéro un (agitant la Constitution de la Réalité) : Plie-toi ou nous              sévirons. Nous avons les moyens de te castrer. Deviens une et plate. Nous avons             besoin de te ranger dans le fichier.

       Jeu elle (à l'autre bout du monde, elle est en soi-même) : Je ne m'en irai pas. Je        avons besoin de notre survie pour exister.

       Assassin numéro soixante-quatre : Crève, Charogne. (Il lui enlève sa peau)


***
**
*
Ma nudité est à fleur de chair. Ils m'ont rendue infiniment plus vivante. Elle souffre merveilleusement bien, cette douleur atroce, jamais je n'avais pu aussi bien exister.
*
**
***

CE N'EST PAS LA FIN.
CECI N'EST PAS UN POINT FINAL   




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Mercredi 26 avril 2006

Ramenez-moi au poids de mes négatifs (-) quinze ans, la légereté sous couvert de l'écaille protectrice, ramenez-moi aux nuages de coton, à dévorer jusqu'à n'en plus finir. Laissez-moi les cieux grands ouverts, et la fumée de ma cigarette se consumant à la bouche de dieu.
Désincarnez-moi.



| ex carne | in carne |


Plus (+) vingt automnes. Sentir la chair qui se pétrifie sous le poids de la main qui écarte les cuisses et de la queue qui perpètre la petite mort.
Réincarne-moi. en.
                                g é m i s s e m e n t .

Je n'ai pas envie que tes lèvres se perdent sur les miennes, je n'ai pas envie de tes bras autour de ma taille, la tendresse, c'est mal. LA TENDRESSE,C'EST MAL. Ne pose pas tes lèvres sur les miennes, je n'embrasse pas. Ta langue entrera en moi à travers celles qui me font jouir, pas celles qui parlent le mutisme.
Regarde-moi. Les yeux fermés. Vois comme c'est mieux. Quand tu vois. Avec tes mains. Je le sang.

Coule entre mes cuisses, ta fougue n'est rien, je ris de m'en foutre chaud plein la bouche, coule entre mes cuisses.

S'il l'avait baisé(e) plus fort, il aurait joui plus tôt.



Ramenez-moi à ma balance vestale, je veux me rendre boulimique à l'ambroisie et lapper sans fin le nectar de Vénus. Redescendez-moi sur le mont, je veux voler de plumes et de fanfreluches, j'offre ma chair à qui la veut bien, j'offre mes biens à qui prend ma chair, à qui aime la bonne chair. En péché ou en église.
Déifiez-moi.


desecrateyourgod.prayforyourbeing.desecrateyourgod.prayforyourbeing.desecrateyourgod.
prayforyourbeing.desecrateyourgod.prayforyourbeing.desecrateyourgod.prayforyourbeing.
 
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Lundi 24 avril 2006
 
Quand j'étais petite, j'avais une peur ravageuse du feu. Je n'osais pas approcher de la cuisinière et j'ai mis bien du temps à pouvoir enflammer une allumette par moi-même. Le feu repoussait le moindre centimètre carré de mon corps. Je détestais sa chaleur. Je détestais ces fièvres qui prenaient à trop s'approcher de lui. Ce que je ne comprenais pas, c'est que je n'avais pas peur du feu lui-même, mais de moi-même.
J'étais paralysée de toutes mes chairs par ces flammes qui se consumaient en moi sans que je ne sus jamais d'où elles venaient, ni vers quoi elles tendaient. L'ardeur de mon être intérieur m'effrayait par son anormalité, son indécence, je plongeais dans le déni en refusant toute la chaleur qui m'entourait, je désirais plus que tout un monde de glace figé, et sans vie, un monde qui ne se consumerait jamais, éternelle immobilité de ce que l'on ne veut jamais abandonner.
 
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Vendredi 14 avril 2006

J'ai parfois envie de me foutre à leurs pieds pour mieux les faire sombrer. Que la veine soit tranchée, que débute l'open-bar des assoiffés de rouille. J'ai parfois envie de l'action conjuguée à la perfection, rictus sur les lèvres obtenu par la seule pensée. C'est pour ça que je me retrouve là, énième page blanche, énième recommencement, j'aime trop les débuts pour les lâcher au milieu de l'histoire.

Vierge.
Ceci est ma première page.
Vierge.
Ce sont mes premiers mots.
Vierges.
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