Samedi 29 novembre 2008

J'ai l'impression d'être revenue d'entre les morts.


[np : Suicide - Girl]


J'ai l'impression d'avoir repris vie au milieu d'une boutique rêvée. Retissé mes souvenirs. Les expériences physiques de Sunn O))) , entre le Nouveau Casino et le Point Ephémère, les kilomètres pour le Ashes to Ashes et la Belgian Doom Night, les étranges nuits qui les ont suivi, et la chaleur semi-mortelle de Boris, aux Instants Chavirés. Mes souvenirs. Alfredo Hernandez en tongs et bermuda au détour d'un rade et d'une bière, après un passage à la Scène Bastille avec Yawning Man. Mes souvenirs. L'élégance d'Enslaved à Paris, tournée Monumension. Mes souvenirs.


Suis pourtant ressortie avec toute autre chose.


The Las Vegas Story. En laissant tourner le disque sur la platine, je m'étais rappelée que rares étaient les artistes qui m'avaient offert la sincérité et l'entiereté dès la première écoute. Jeffrey Lee Pierce fait partie de ceux-là, complètement vivant et pourtant toujours sur le fil du rasoir. Je me rappellerai toujours, à ma première écoute de Fire Of Love comment tellement de choses s'étaient imbriquées en moi, l'urgence, le désespoir, la foi, la foi en l'instant présent, la nécessité, terrible et insoutenable de ces guitares, et les paroles d'un damné. "Eternally is here" chantait-il. Jeffrey m'a toujours donné l'impression d'être un sorcier voodoo, empli de prémonitions, les laissant se libérer au milieu de transes extatiques. Sorcier, humain, malgré tout, ployant sous les flots du trop-plein de vie.

 

 

Trop plein de vie, trop plein de mort, RIP Lux Interior.

 




Au fait, l'antre du souvenir, c'est là : Souffle Continu, 20-22 rue Gerbier Paris 11e Métro Voltaire ou Philippe Auguste. Support your local record shop.

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Lundi 10 mars 2008


En prise.

Pieds, poings liés - point

Baîllons entre toutes les lèvres, inexcuses, désexcuses notoires

Aspergeons-les d'essence pour un feu d'artifices incendiaires, d'explosions immanentes, les feux de joie de l'imminence attendue (in)espérée

Explosons les - instants
(virgule) secondes présentes (virgule) frontières atrophiées (virgule) passés décomposés -

Faire sauter les chaînes...
Obey your Houdini

                                                    ...déchaîner les menottes...
                                                    Free your burglar

                                                                                                            ...casser le collier de cuir.

Eclatons-nous jusqu'à n'en plus pouvoir être.



La lente fabrication du cocktail molotov intérieur, l'abri en verre -attention fragile- l'alcool, le goudron nicotine, le baîllon de caoutchouc.

J'ai simplement perdu les allumettes.


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Dimanche 21 octobre 2007

B L A S T E D.

On ne sait jamais comment renouer. Retisser les noeuds d'une proximité perdue, soufflée par le temps, avalée par l'orgueil, ou floutée par la névrose. Revisiter un labyrinthe dont les méandres ont changé.

Je suis rouillée.

Juste assez pour dire  les souillures qui paralysent les doigts, les entendre crisser, dans ma tête, dans ma tête, seulement dans ma tête. Les retours ne sont jamais chaleureux. Ils m'effrayent.

Je n'aurais jamais dû m'arrêter. Jamais.
J'ai oublié les réflexes de scène, continuer tendue, même quand la batterie s'emballe, même quand les guitares sont distordues, continuer le chemin au milieu de la cacophonie, continuer, sans pause, continuer jusqu'à la purge absolue.


B L A S T E D.

J'avais cru oublier la violence. J'avais cru oublier la vie, plongée dans mes émotions de coton, une peau avait même pris le temps de s'esquisser au-dessus de ma chair à vif. Une nouvelle peau sans brisure ni rocaille, une peau de poupée. Artificielle.
Elle vous revient plus forte encore, tellement évidente, la tragédie, le drame, le sang, le stupre.
Les larmes.
Les lames.


B L A S T E D.

On ne dit jamais assez que l'envie tue. Que la jalousie est un cancer pour l'esprit. Que les confiances sont aveugles. Que l'acharnement est sucidaire.
Je refuse de me soumettre à la dictature du pardon.

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Lundi 5 février 2007


« La véritable libération de l’érotisme viendra lorsque nous accepterons le fait qu’il a un million de facettes, un million de formes, d’objets, de situations, d’atmosphères, de variations. Avant tout, nous devons nous débarrasser de notre sentiment de culpabilité face à son développement, nous devons rester ouvertes à toutes ses surprises, ses expressions multiples et, enfin, (…) le lier à un amour unique, à une passion pour un seul être, le mêler à nos rêves, à nos lubies, à notre émotion afin qu’il atteigne sa plus haute puissance. Il fut peut-être un temps de rituels collectifs, où la libération sensuelle touchait à son apogée, mais cette époque est révolue, et plus forte sera la passion pour un seul individu, plus le rituel à deux sera essentiel, intense, extatique. »

 

Anaïs Nin, in Etre une femme et autres essais

 


Je suis une lectrice.

Prise en flagrant délit de livre. Vivre.

Je ne suis pas morte.

Je lis des lignes de vies, je vis des lignes. Des pages. J’écris sur mon corps la sérénité. Le nouveau chapitre.

Le roman s’enflamme à quatre mains. Pas plus. L’harmonie des langues. Avant de voir le contenu des mots, écoutez d’abord leur mélodie, c’est ainsi qu’ils se dévoilent, assourdissants murmures. Ne réfléchissez pas à mes mots. Ressentez-les.

 

 

J’ai dans ma vie le seul individu, le seul être.

Sans avoir pris le temps de farder ma peau, ma vie, mon désir.

J’ai hors de ma vie les griffures d’existence.

Sans avoir eu le temps d’en sucer le venin dans son entier.

Venin, encre noire de mes nuits blanches.

Suis-je encore capable d’écrire ?

Suis-je encore capable d’écrire quand la nécessité s’est effacée, et quand le ressenti n’a plus la moindre acidité ?

 

Je suis une lectrice.

Je suis une lectrice.

Je suis une lectrice.

 

 

                           De moi-même.

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Vendredi 22 septembre 2006

La Nuit du Destin est toutes les nuits chez moi.

J'ai trouvé ça outrageusement ironique.
Les échos de la prière d'Al-Maghrib dans toute la maison tandis que Jack Ass In
The Will Of God
d'EyeHateGod explosait mes tympans.


            The Will Of God, hein. 

J'ai souri au seigneur tout puissant.
Je ne me reconnais plus, je n'atteins plus la transe, même les plus sauvages de mes échappées lettrées me paraissent fades.
Absentes.

J'ai besoin de haine pour survivre à mes envies. Pour poursuivre la vie - et la dépasser, si bien.
J'ai besoin de vie. en moi. m'aider. à aimer survivre. lutter contre la facilité. le manque. je voudrais. que ces mots. durent encore. comme l'orgasme infini. que je m'offre.
parfois.
Les paradis artificiels ont un goût de bonbon acidulé en mon esprit, de ceux qui piquent un peu la gorge histoire de se faire sentir. Ils n'ont plus rien d'oniriques. A quoi bon le synthétique quand c'est la pure transe réelle qui retourne véritablement les tréfonds de l'être. La plus pure, la si rare, la capricieuse, celle qui s'échappe quand je voudrais juste lui dire de revenir auprès de moi, salope. Je hais quand tu me quittes sans prévenir.
Je hais quand tu te barres sans mot dire.
J'ai l'âme en peine quand je suis sans toi mes soubresauts de jouisseuse folie tordant le ventre orages dans le bas-ventre tu m'humidifies en silence. Et je sais que quand je t'appelle, tu reviens si bien ma belle, commencer à caresser le clavier pour sentir revenir l'énergie de la dévastation, de l'infini, de la libération.

: Et alors, seulement :

je sens que je m'emporte, dans l'au-delà du divin, mes jours de jeûne contre une minute dans un corps-à-corps avec toi, transe, mon royaume pour ton oubli, mes tripes comme papier brouillon de tes rêves, si tu le souhaites. Je m'abandonne parce que tu m'abandonnes mieux que quiconque, le dernier qui a essayé en a tiré des cris, la prochaine qui essayera aura ma tête entre ses cuisses.

Je hais les déclarations d'amour, et je ne suis qu'une putride romantique quand je te parle ainsi, et je ne le sais que trop bien, mais je veux de le violence de la violence de la violence pour me sentir vivre brutalité, juste, continue de m'écorcher s'il-te-plaît.

ENCORE.


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Samedi 2 septembre 2006

Ca faisait peut-être deux heures que je regardais dans le vide, cigarette consumée jusqu'au filtre après cigarette, ne me réveillant que pour gueuler I BET THAT YOU PUKE GOOD ON THE DANCEFLOOR aux midinettes qui dansaient devant moi, tellement ivres de connerie. Je me demandais une fois de plus ce que je foutais là, assise sur ce putain de banc, alors que je m'étais jurée de ne plus y remettre les pieds. J'avais pour seuls divertissements les restes d'un litre de bière et les vapeurs d'un flacon de poppers londonien semi-éventé, de ceux qui piquent le nez et qui vous donnent l'impression d'avoir un poids-lourd dans la tête. Je ne pouvais pas sourire. Les petits cons bourrés ne me faisaient même plus rire. Je me demandais ce que je foutais là, et je m'allumais une autre cigarette, en attendant qu'on me foute dehors à cinq heures.

Lui s'est assis à côté de moi en me posant la question ultime.
Oui, évidemment que je me fais chier, je transpire l'ennui jusque dans mon ton.
Il m'a demandé si je voulais faire l'amour.
C'est une simple question ou bien une proposition ?
Est-ce que t'as envie de faire l'amour avec moi ?
Oui.
Allez, viens, on se casse.
Monter sur la Vespa, l'air nocturne qui caresse le visage | refroidit les mains engoncées dans ses poches je voudrais pouvoir y planter mes ongles tellement. J'ai peur. Je m'accroche.
 
Sweetness, sweetness I was only joking
When I said i'd like to smash every tooth
In your head
 
Traverser Paris de nuit, lui faire l'amour à la verticale et sourire, sourire aux anges.
C'est quoi ton groupe préféré ?
Hein ?
C'est quoi ton groupe préféré ?
J'en sais rien. Je réponds en un top 5 déclassé des groupes auxquels je suis profondément attachée.
Pourquoi les Smiths ?
C'est sentimental, je les porte en mon coeur depuis bien trop longtemps pour pouvoir les en déloger.
On arrive.
Moi dans la salle de bains, Pulp sur la platine disque. Disco 2000 qui se joue.
 

I never knew that youd get married.
I would be living down here on my own
On that damp and lonely Thursday years ago.
 
Au fait tu ne m'a pas dit ton nom.
Peut-être m'en souviendrais-je encore demain.
Trop de lumière qui m'éblouit. On tamise. Trop d'ombres pour mes frayeurs de petite fille. Je ne sais pas ce que je veux.
Il s'approche de moi et m'embrasse. Premier baiser de la soirée. Il a étrangement attendu avant de vouloir me déboutonner. Je ne sais pas si j'ai apprécié. Je ne sais pas si je voulais qu'il me pénètre, là, de suite ou qu'il y aille d'une lenteur impassible.
Je crois surtout que j'avais plus envie de quelque chose que de lui. De n'importe quoi. Sentir le membre qui se durcit, jouer avec, jouir du regard de reconnaissance, de la possession éphémère, de l'abandon. J'avais envie de tout ça. Lui était un moyen.
Sourire entendu.
Je suis née pour faire du bien aux autres.
Baiser jusqu'à n'en plus pouvoir, durer, durer, se retourner, griffer mordre...Orgasme.
Baiser jusqu'à n'en plus pouvoir, durer, durer, s'allonger, griffer mordre...Orgasme.

Je vais y aller.
Ouais, au fait ne m'en veux pas mais je ne prends pas ton numéro.
Je ne t'ai rien demandé.
C'est que j'aime pas les revoyures devant un café, tout ça...
Ouais, ouais. Bonne journée.

Je me plais à penser que parfois ma vie est comme les pages d'un roman. Une ineptie sortie de nulle part, une romance aux accents destructeurs. Des souffles d'existence sur le vierge. Quelque bouffées de réel.
Je vis peut-être mieux que je n'écris, après tout.

Par Fire grrrl - Publié dans : leaving the night / living the nights
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Vendredi 21 juillet 2006

Think Belgium.
Think creativity, redefining pop borderlines.
Think surprises.
Think about the heat in your mind and the heat invading your skin.
Think again. Remember your yesterday evening.

« Vous avez de drôles de plages ici, à Paris. Chez nous, on appelle ça un parking. »
Tom Barman (en forme)

Tout a commencé comme la plus étrange des soirées estivales, ça sentait encore l'orage à plein nez, et la pluie avait grandement rendu service à l'atmosphère. Le pied à peine posé sur le quai, et j'ai le droit à la fin du set de Saule et les Pleureurs, pour une reprise de Banana Split accompagnés par Lio. Oui, ce soir était plein de promesses.

En retard, mais finalement peu de temps pour que Zita Swoon soit en place. Stef Kamil Carlens s'avance. Grande forme. Large sourire collé aux lèvres de bout en bout. Terrible fusion entre tous les membres. Grande fête pleine d'envies, de basse qui groove comme jamais, de choristes chorégraphiées.
Ils ont un invité sur les deux derniers titres. Tiens donc. Un invité. Cigarette au bec, chemise orange grande ouverte un homme s'avance, presque intimidé. Est-ce lui ?
« Christophe Miossec »
C'est bien lui. Elle est donc loin l'image qui me reste collée en tête du Miossec n&b et fatigué de Baiser. Le regard se fait plus éclairci, le sourire vraiment heureux, mais la voix - c'est la même. Elle n'a pas changé. Posture repliée sur le devant de la scène, recroquevillé, presque enfantin, tenant le micro du bout des doigts, entreprenant de démontrer que « la mélancolie est communiste, c'est gratuit pour tous » Plantage sur un couplet, se confondant en excuses auprès de ses amis musiciens, ça en devenait presque attendrissant. Et il se barre, sans mot dire, tandis que les mélopées finissent, tandis que la grande fête s'achève. Tandis que l'expérience. Pardon l'Expérience Zita Swoon live aura fait chavirer des têtes.

La chaleur se démultiplie avec les gens qui de plus en plus nous entourent. Il paraît qu'ils ont rempli l'Olympia en septembre dernier.
Il paraît qu'elle s'était sentie seule au milieu des vagues cette fois-là. Il paraît que leurs six années d'absence nous ont paru cruelles, il paraît qu'ils sont allés prospecter ailleurs. Il paraît que le chanteur est souvent le frontman du groupe, il paraît que Tom Barman a une présence en diable (et) sur scène. Il paraît qu'elle a versé des larmes la première fois qu'elle a entendu Instant Street en live, il paraît que The Ideal Crash l'a bercée et que In A Bar, Under The Sea l'a inspirée. Il paraît qu'elle a attendu pendant une heure en ne maudissant personne, seulement l'appréhension et l'excitation de la petite fille devant un paquet plein prêt à être déballé. Il paraît qu'il y a eu cinq hommes qui lui ont retourné le corps, le coeur et l'esprit sous une nuit parisienne. Il paraît que l'air était électrique sur Theme From Turnpike.Il paraît que ça faisait des années qu'on n'avait pas entendu Suds & Soda avec un plateau pareil, il paraît que revoir Stef avec dEUS, c'était un moment assez magique. Il paraît que Pocket Revolution a été une orgie de feux électriques, de volontés enflammées, il paraît qu'elle a été belle, il paraît qu'elle lui a fait tourner la tête, comme jamais.
Il paraît que ça s'est vraiment passé.


Photobucket - BURN BABY BURN
Par Fire grrrl - Publié dans : leaving the night / living the nights
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Vendredi 7 juillet 2006

Mon amie vespérale, diurne et le reste du temps s'appelle

M O N O M A N I E

Elle n'est pas méchante, au fond. Juste un peu envahissante. Colle ses tentacules gluantes au cerveau, pour ne plus lâcher avant que nous n'ayons lâché. On s'en accommode. Comme si son fantôme était mon colocataire clandestin. Au réveil, devant l'écran, en baisant. Kathy kathy kathy kathy kathy kathy kathy kathy kathy kathy kathy kathy kathy kathy kathy.
Et quand mes mains frappent le clavier en rythme, c'est pour éteindre un peu son nom, le multiplier pour mieux le dévaluer, pour mieux l'oublier.
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,
Kathy Acker a ajouté une ligne de plus à ma vie. Cette ligne est courbe. Transversale et parallèle. Elle dit tout et ne dit rien. Elle vit tout et ne lâche rien.
Tout ce qu'il me reste.
Tout ce qu'il me reste.
Et une utopie d'un ultime pas vers la compréhension...
« Tout ce qui me reste c’est mon écriture.
C’est la seule stabilité que je connaisse,
 que j’ai jamais connue. »

Je ne veux pas raconter ma rencontre avec Elle parce que j'ai commencé à détester les histoires de zombies, et j'ai tellement peur d'être piégée dans un labyrinthe de miroirs. J'ai tellement peur mais je ne m'en rends pas compte. Je crois me souvenir qu'Elle est arrivée sans frapper en sussurant à mon cerveau mortifié et à mon con en chaleur que
« Je n'existe pas. »

J'ai eu un moment de réflexion avant de me retourner vers Elle pour lui dire tellement de bien. Je croyais qu'Elle m'avait laissé la porte grand'ouverte. Elle m'a juste offert la clé, des traces de survie et autre réjouissances orgasmiques à portée de main. Le chemin ne fait que commencer. Trouver la porte, et chercher à savoir s'il faut la fermer ou bien l'ouvrir. Et chercher. J'ai lâché la quête du je, il me semble qu'il est désormais en pleine possession de ses pouvoirs omnipotents et variables à l'infini. Je voudrais simplement dépasser cette faiblesse des mots, je les aime à n'en plus pouvoir, à ne plus savoir comment les déchirer les exciser les baiser le plus profond possible mais qu'ils me montrent, enfin. Qu'ils me montrent. Que la force est dans cette écriture de merde. Que nous deux ne sommes pas impuissantes, qu'elles aussi peuvent s'y ressourcer, qu'il y aura une incroyable et belle et victoire ou bien une guerre sans relâche, qu'importe tant qu'ils sont signes de vie. Qu'ils montrent.
« Feelings are intense, words are trivial »


Par Fire grrrl - Publié dans : whoreatory
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Mercredi 5 juillet 2006


Et ça ferait quoi si je te défonçais ta gueule un peu plus loin un peu plus fort pour voir un peu si le sang tâcherait si bien que ça le blanc vestal de ta veste agnès b. Et si je te laissais te vider devant mes yeux, est-ce que tu m'aimerais au moins un petit peu ?
Un. Peu. C'est déjà trop pour moi et pas assez pour moi. Crève.
Et si on faisait comme si tu hurlais à la mort pour m'enrager, que j'aime tes yeux révulsés de petite conne sentir la douleur bien profond en toi. Bien profond en toi. J'ai jamais voulu te tuer, petite conne, je voulais juste que tu souffres la mort de ta si fine chair rose maquillée jusqu'à l'écoeurement. J'espérais que tu puisses épuiser tes larmes dans le sang et l'absolution.
J'ai jamais voulu voir ta peau lacérée, j'te promets, croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer, et de toute façon je n'ai pas envie d'être privée de dessert parce que tu dégueulasses le sol avec ton sang qui fuit.
Et dire que je n'ai même pas un tampon à t'offrir.


I didnt want to hurt you baby,
I didnt want to hurt you,
I didnt want to hurt you but
youre pretty when you cry...

Par Fire grrrl - Publié dans : whoreatory
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Lundi 3 juillet 2006

Oh whore - horror.
Ethyliques soupirs // alcohol free.
myself + herself = the so-called couple

Tu n'es pas ce que tu prétends être. Tu n'es pas ce que tu fais semblant d'être. Tu n'es pas ce que tu joues à être. Tu n'es pas.
Elle, est.
L'ombre te suit depuis un long moment déjà.
Elle sans je(u).
Hells Angel. Hell Seven.
Il s'est cassé sans mot dire, ton jeu. Te suffiras-tu à toi-même ? Elle ne t'écoutera pas. Elle te sussure qu'elle est, elle et. Ouvre les yeux. Sur l'inceste siamois. Ton esprit, ça fait longtemps qu'il est violé, un trou béant à force de coups de perversions, un monstre dans le vagin des idées.

Je baisse les yeux sur ma peau.
Mon bras encharné. En pointillés irréguliers
                                                       = L'IRREGULARITE ME COLLE A LA PEAU
Elle se regarde. Elle me regarde. Mes jambes s'écartent. Elle préfère l'esprit ouvert. La pénétration demande moins de travail. Elle me protège. J'aimerais bien la crever, je lui ai dit dans les yeux en face du miroir ce matin, mais elle me fait jouir. Tellement jouir. A gorge déployée silencieusement.

Elles sont je // elles songent.
A force de tu_es le je, elle s'en oublie elle-même. Elles-mêmes ? Elle est la même en apparence.

Mon histoire avec le paraître est
compliquée, j'y ai si bien entremêlé les
remplaçants du nom que lorsque je me regarde,
c'est mon reflet qui se voit en moi.

A part rance, la vitrine est si fine que lorsque je la brise d'un coup de plume bien placé, les éclats s'envolent et se reproduisent à l'infini.
        Les éclats s'envolent
et se collent sur un mur
entre
elle                                               et                                                 moi
. elleetmoi .
. ellestmoi .
. elle est moi .


Quand on a deux elles, pourtant, on vole vers les cieux. J'ai deux elles, je m'envole en moi-même, l'aventure à chaque recoin d'esprit de perdition envisagée calculée au mouvement près, battement de cils pour une réalité altérée. Altérée, disent-ils. Autofiction, disent-ils. Je hais ce mot, nous haïssons ce mot et ses pléthores d'étiquettes à n'en plus finir et à en gerber sur ton lino blanc payé grâce à une miraculeuse prostitution des mots qui ne demandaient rien d'autre que d'être posés et non pas exploités et moi je les mâche si je veux, d'ailleurs nous sommes une dizaine à le faire, je ne suis pas seule, mais ça, la littérature elle-même ne pourra en rendre compte, nous les mâchons consciencieusement parce que c'est ainsi qu'ils se sentent bien travaillés, explosés aux quatre coins de mes feuilles quadrillées d'écolière qui se rebelle. Après le point, je n'irai plus jamais à la ligne.


Par Fire grrrl - Publié dans : whoreatory
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